Tom Bossert, le conseiller à la sécurité intérieure du Président des Etats-Unis Donald Trump, a déclaré dans le Wall Street Journal : "Cette vaste attaque a coûté des milliards et la Corée du Nord en est directement responsable". Il a ajouté également : « Nous ne portons pas ces accusations à la légère. Elles reposent sur des preuves ». Washington accuse alors la Corée du nord d’être à l’origine de l’attaque WannaCry qui a affecté 300.000 ordinateurs dans 150 pays, principalement en Inde, aux États-Unis et en Russie.

 

Notant que « WannaCry », est un logiciel de rançon (« rançongiciel ») combinant pour la première fois les fonctions de logiciel malveillant et de ver informatique, verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer 300 dollars (275 euros) pour en recouvrer l’usage. La rançon est demandée en monnaie bitcoin, une monnaie virtuelle qui préserve l’anonymat de ses propriétaires.

WannaCry est un phénomène qui a déjà attaqué Sony pictures en 2014. Puis, en Mai dernier, la même cyberattaque avait paralysé les services de santé britanniques, des usines du constructeur automobile français Renault, la compagnie téléphonique espagnole Telefonica ainsi que la compagnie américaine de distribution des colis FedEx. 

 

"Depuis plus d'une décennie, la Corée du Nord agit mal, de manière quasi incontrôlée, et ce comportement malveillant devient de plus en plus flagrant. WannaCry a été irresponsable", a souligné le conseiller à la sécurité. Le président Donald Trump "a déjà fait pression sur la Corée du Nord pour s'attaquer aux développements inacceptables de sa politique en matière nucléaire et de missiles. Nous continuerons à exercer un maximum de pression sur Pyongyang pour afin de limiter sa capacité à mener des attaques, informatiques ou autres", a-t-il poursuivi.

Selon le Washington Post, un responsable américain a déclaré que l'administration de Trump inciterait les alliés à contrer les cyberattaques de la Corée du Nord et à mettre en œuvre toutes les sanctions "appropriées" du Conseil de sécurité des Nations Unies.